COMMENT DEBUTER UNE COLLECTION ?

AU DEBUT !

Membres d'une association de collectionneurs, un certains nombres d'échanges avec les autres participants m'ont permis de me diriger au fil du temps vers des thèmes privilégiés de collection.

En effet, lorsque l'on commence une collection, quelque soit l'objet, nous avons tendance à acheter tout ce qui passe sans trouver un fil conducteur dans cette passion.

Bien souvent, cette boulimie d'acquisitions se termine par un amoncellement d'objets sans mise en valeur, avec l'inquiétude de ce que l'on va en faire et où, on va les ranger.

Personnellement, j'ai commencé ma collection autour de la radio par des achats de toutes sortes (coups de coeur, j'en sais rien ?) tout en me rendant compte que certains domaines m'attiraient plus. A partir de cette constatation, la remise en question autour de la collection à été permanente jusqu'à la finalisation d'un ou plusieurs thèmes.

Possesseur d'une autre collection de radios (http://www.swlradiostation.org), cette première expérience m'a incité à plus de rigueur dans cette passion.

DEMARRER UNE COLLECTION DE "POCKET TRANSISTORS" ?

Contrairement à des T.S.F à lampes ou des récepteurs portables à transistors, les radios de type "Pocket" prennent peu ou pas de place.

Sur cette base, plusieurs thèmes de collection de "Pocket Transistors" peuvent être envisagés par :
  • Pays de fabrication (Ex : U.S.A),
  • Marque (Ex : SONY),
  • Période (Ex : 1955-1960),
  • Couleurs dans un modèle,
  • Les premiers transistors (Ex : Regency, Raytheon, Sony, Admiral, etc).

Personnellement, j'ai choisis de faire 2 pays (U.S.A et Japon) ce qui me permet d'avoir une représentativité de ce qui s'est fait à une époque. De plus, participant occasionnellement à des expositions, j'ai la possibilité de varier les présentations.

La production française a été plus dans le sens des modèles de table ou portables, d'où le peu de "Pocket" produits à l'époque. Cependant, la collection des marques françaises est tout aussi passionnante pour l'amateur qui souhaite approfondir l'histoire industrielle de notre pays.

Enfin, il ne faut pas oublier qu'à compter des années 60, plusieurs grandes marques Américaines faisaient fabriquer leurs récepteurs à transistors au Japon ou à Hong-Kong. Ces modèles ne sont donc pas à négliger dans une collection car, souvent d'excellente qualité.

COMMENT ACHETER ?

Hormis ce que l'on peut trouver en brocante, les sites de ventes en enchères sur internet restent les plus attractifs d'un point de vue "choix". Les prix malheureusement pratiqués, le restent moins !!!

Avant d'acheter, en brocante ou en enchère, un certains nombres de points sont à vérifier sur votre future acquisition :
  • Est-ce qu'il fonctionne ?
  • Quel est l'état du boîtier et de son couvercle ? Absence de fêlures, manques dans les angles ?
  • Le compartiment et les contacts de pile, sont-il oxydés ? Si oui, il faut être encore plus vigilant sur le contenu de l'appareil,
  • Est-ce que le bouton ou la mollette de recherche des stations permet de déplacer l'aiguille sur le cadran ?
  • Est-ce que la mollette ou le bouton de volume sonore tourne correctement ?
Toutes ces vérifications, vous permettrons de faire une acquisition avec un minimum de surprises. En effet, le degré de miniaturisation implique une certaine agilité des doigts pour intervenir sur ce type d'appareil.

Bien que ces petits récepteurs fonctionnent depuis près de 50 ans, ils vous faudra envisager de remplacer les condensateurs chimiques à plus ou moins court terme.

De plus, ces petits appareils étaient le plus souvent accompagné d'une housse et d'un écouteur. S'ils sont présents, cela valorise complètement le récepteur.

COMMENT LES DEPANNER ?

De mon point de vue, il vaut mieux avoir quelques connaissances en électronique et connaître les bases de fonctionnement d'un récepteur superhétérodyne.
Par ailleurs, la possession de quelques appareils de mesures comme un contrôleur multimètre, un signal-tracer sont un minimum.

Cependant, je vais modérer ces propos en faisant remarquer que beaucoup de pannes sur ces appareils, proviennent de mauvais contacts ou de soudures sèches. Un des plus gros générateur de pannes est le bac à piles qui en coulant à oxydé des contacts ou des composants. Il reste donc, à détecter l'élément en panne par les méthodes traditionnelles de dépannage.

Une autre source de panne sont les condensateurs chimiques qui ont finis par sécher. Leur remplacement est réalisable sous réserve de retrouver surtout un composant de taille équivalente. Des lots de condensateurs chimiques destinés à cet usage sont fréquemment en vente sur Internet.

Attention lors des opérations de soudure sur certains composants (dont les transistors au germanium) ou sur les pistes du circuit imprimé qui ne supportent pas les fortes températures du fer à souder.

Pour conclure, un transistor ou une diode peuvent être coupé. En fonction de leurs caractéristiques, trouver l'original ou un équivalent peut se révéler difficile.

OUTILLAGE

L'outillage minimum est assez classique et peu coûteux à acquérir :
  • quelques tournevis capable de dévisser les anciennes empreintes "cruciformes",
  • une petite boîte de tournevis d'horlogerie que l'on trouve couramment dans les magasins d'outillages,
  • un fer à souder de faible puissance (25 Watts maximum) permettra de ne pas trop mettre en danger les semi-conducteurs,
  • l'indispensable pompe à dessouder,
  • une pince coupante et une pince à dénuder,
  • une paire de brucelles.

DERNIERS CONSEILS !!!

Vous venez de récupérer un "Pocket Transistors" qui fonctionne correctement !!!

Si vous n'en avez pas l'obligation, évitez surtout de le démonter. En effet, un des éléments fragile est le cadre ferrite avec ses petits fils émaillés qui sont raccordés directement au circuit imprimé. Le risque est qu'ils cassent ou que vous perdiez l'emplacement de raccordement et sans schéma, cela reste assez délicat à remettre à sa place.

Vous trouvez que le boîtier de votre "Pocket Transistor" manque un peu de brillant ? Prenez un produit pour faire les cuivres (Celui utilisé par les ménagères depuis des décennies) et faites un premier essai sur une partie non visible (couvercle par exemple). Si après lustrage avec un chiffon très doux, le brillant revient à son aspect d'origine, vous pouvez continuer à faire le reste.

Enfin, ne jamais négliger les épaves de certains "Pocket Transistors" peu répandu (Zenith 500 par exemple ou autre). En effet, un boîtier, un couvercle, un bouton, un cadran en bon état vous permettrons de reconstituer ultérieurement un bel appareil aux moindres coûts.


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